VISITEZ LA GARDE-FREINET

Le village de La Garde-Freinet vu du sentier du Fort
Son nom "Garde" vient de son rôle défensif stratégique ; "Freinet" fait référence au Fraxinetum, plaine ancienne peuplée de frênes entre Grimaud et Gassin.
La croix dominant le village de La Garde-Freinet

Le XIXe siècle

marque l’apogée économique avec l’essor de l’industrie bouchonnière. En 1872, on y compte plus de 660 ouvriers du liège pour une population de 2687 habitants. Les quartiers neufs des Aires et de la place Neuve témoignent encore aujourd’hui de cette croissance fulgurante. Nichée au cœur du massif des Maures, La Garde-Freinet est un village perché accessible par des routes sinueuses bordées de chênes-lièges et de châtaigniers. La Garde-Freinet offre une mosaïque de sentiers balisés sillonnant des paysages poétiques. Les randonneurs à pied, à cheval ou en VTT peuvent découvrir d’anciens moulins, des ruines fortifiées et une flore typiquement méditerranéenne. Depuis l’Office du Tourisme, des cartes en quatre langues détaillent les itinéraires. Dominant le site, le Fort Freinet contrôlait jadis la voie reliant la vallée de l’Argens au golfe de Saint-Tropez. Stratégiquement bâti, il protégeait l’arrière-pays varois des incursions côtières.

Une jolie place ombragée à La Garde-Freinet La croix dominant le village de La Garde-Freinet

Le panorama depuis La Garde-Freinet embrasse les préalpes, les forêts des Maures et par temps clair, la Méditerranée. Dix campagnes de fouilles menées entre 1980 et 1990 ont mis au jour un village médiéval fortifié. Les habitations, taillées dans le schiste, alignées le long d’un sentier escarpé, racontent une histoire encore partiellement élucidée. L’origine du Fort Freinet reste débattue : installation sarrasine, refuge temporaire, ou bourg féodal ? Ces mystères font aujourd’hui encore de ce lieu un aimant pour les historiens et passionnés d’archéologie.

L'escalier menant au Fort Freinet

À savoir : le bouchon de liège, une richesse locale

Au XIXe siècle, La Garde-Freinet devient un centre majeur de production de bouchons en liège. Grâce à l’abondance des chênes-lièges dans le massif, les habitants maîtrisent l’écorçage sans abîmer l’arbre, puis le traitement et le perçage des plaques. Cette activité employait un tiers de la population et contribua à la prospérité du village. Certains ateliers sont encore visibles aujourd’hui, témoins de ce savoir-faire rural et artisanal.